Offices de Yom Kipour... Vendredi 17 et Samedi 18 Septembre ...Réservez vos places
--
Synagogue de la rue du Colonel Driant

Articles

"IGERET LIKHVOD CHABBAT"Lettre de chabbat n°5770-16
Par Rabbi Michel Liebermann

Paracha Chemot, être juif, tout simplement (1)
Tout ce que vous avez voulu savoir sur le judaïsme, ses rites, ses lois et traditions.

Nos mots et nos concepts :

 AMEN : où l’importance et la signification de répondre Amen.
Ce mot est si répandu que nous le retrouvons dans d’autres religions et même dans le langage courant. La racine de ce mot est la même que le mot « Emounah » qui veut dire « FOI », ainsi que les premières lettre du mot « Emet » qui veut dire « vérité ». En effet, lorsque nous répondons Amen à la suite d’une bénédiction, - selon le type de bénédiction - il y a acceptation, il y a confirmation, attestation et parfois souhait de réalisation de ce qui est exprimé dans la bénédiction entendue. (Selon que la bénédiction est une louange de l’Eternel, l’affirmation d’un ordre divin ou une prière à l’Eternel). En somme, en disant Amen, je dis : «C’est vrai et j’y crois ». Exprimer notre foi par la prononciation du mot Amen est extrêmement important. Car l’humain qui se distingue des autres créatures par la parole intelligente, instille en son cœur et renforce sa foi en l’Eternel, le Maître de l’univers, et surtout le Maître des destinées de tout être, par ces Amen répétés. Notre Tradition nous enseigne que ce n’est pas tant la foi qui amène à l’action mais c’est beaucoup plus l’action qui développe la foi. Ainsi, prononcer Amen est ici une forme d’action. Le Kadich, auquel l’assemblée répond à plusieurs reprises Amen, exprimant ainsi le souhait de voir l’Eternel reconnu dans Sa grandeur par toute l’humanité, est aussi récité par les personnes en deuil qui par cette prière montrent leur foi en l’Eternel et leur acceptation de la décision divine, même celle-ci est douloureuse.

MIDRACH : » lorsque l’Eternel pénètre dans les synagogues et les maisons d’étude et qu’il entend les fidèles prononcer «Amen Yehé Schemé Raba», Il hoche la tête et regrette d’avoir été obligé de détruire le Temple et d’exiler Son peuple ! »
Amen, composé de - Aleph, Mème et Noune – sont les premières lettres des mots : «El, Méle’h, Néémane », qui signifie : Dieu, Roi, Digne de confiance.

Résumé  de la Paracha : cette semaine CHEMOT, Exode I,I – VI,I
C’est le second livre de la Torah qui va couvrir 140 ans d’histoire. C’est Le livre de la constitution du peuple hébreu, nos ancêtres. La sidra commence par nous rappeler les noms [CHEMOT] des enfants d'Israël qui sont venus en Egypte avec le patriarche Jacob.  Et le texte ajoute que « Joseph et ses frères, ainsi que toute leur génération sont morts ».  Un nouveau Pharaon a pris le pouvoir ; il n'avait pas connu Joseph, dit le texte.  En fait, disent les commentateurs, il ne voulait pas reconnaître tous le bien dont a bénéficié l'Egypte grâce à Joseph.   Comme à travers toutes les générations, on oublie tout et on s'acharne sur les Hébreux, devenus Judéens puis juifs. Alors, on découvre que les Bené Israël étaient nombreux et puissants.  Ca ne vous rappelle rien ? Aussi les réduit-on en esclavage et entame-t-on un génocide systématique : on tue les garçons et on laisse les filles vivre.  Mais même cette mesure n'est pas venue à bout des enfants d'Israël : les sages-femmes n'étaient autres que Yokheved et Myriam, la mère et la soeur de Moïse.  Elles se sont ingéniées à laisser vivre les garçons. Ensuite, nous découvrons les péripéties de la naissance de Moïse, son adoption par la fille de Pharaon, sa fuite à la suite d'une dénonciation de deux juifs [cela aussi n'est pas nouveau pour nous], et enfin la fameuse scène du buisson ardent.  Moïse faisait paître le troupeau de Yitro son beau-père, et un beau jour il a remarqué un buisson qui brûlait mais ne se consumait pas.  Et là, il a eu la révélation du Dieu de ses ancêtres, Abraham, Isaac et Jacob, qui lui impose littéralement la mission de devenir l'interlocuteur de Pharaon, afin de faire sortir les enfants d’Israël de la servitude d'Egypte. Moïse finit par se résigner à accepter l'ordre divin.  Mais, il se rend compte que sa première démarche n'a aucun autre résultat que d'aggraver la condition de ses frères.  Il s'en indigne auprès de l'Eternel.  Celui-ci lui répond qu'il n'y a pas lieu de s'en étonner, car la sortie d'Egypte ne peut avoir lieu une fois que l'Eternel aura démontré sa toute puissance auprès de Pharaon et du peuple égyptien.  Le texte veut dire par là qu’il faut que « toute la Création soit le témoin des prodiges divins » faits en faveur des enfants d'Israël.

DERACHA, le commentaire : « Les Noms »
Nous avons pu remarquer autour de nous, que le nom que nous donnons à une personne paraît être un « label » superficiel et qu’il intègre difficilement la partie intégrante et profonde de sa nature et de son caractère. Mais bien plus que cela, quand on possède un nom, on devrait rechercher, voire vibrer, en son essence. Car quand on nous appelle par notre nom, c’est bien notre personne qui est nommée – et non pas seulement un aspect ou un trait de caractère – et on est appelé à répondre : « me voici ». J’ai appris, je ne sais plus où, et de la bouche de qui, que le séfèr Chemot, le livre des Noms, traduit communément par le livre de l’Exode traite essentiellement de l’état d’Exil dans lequel nous nous trouvions (en Mitsrayim, en Egypte), c’est le monde de la « galout ». Or il faut savoir que la Galout est la condition la plus extrême pour un juif, c’est un état tellement étranger à son soi profond. Mais, la Galout, tout comme le nom de l’homme évoque sa force la plus profonde, celle qui touche à sa quintessence. C’est véritablement un appel aux réservoirs les plus profonds de l’âme. Et chaque fois que l’on m’appelle par mon nom, c’est bien ces réservoirs qui s’ouvrent, alors que lorsque je ne suis pas appelé par mon nom, ils resteraient enfouis au plus profond de mon être.

DROITS DE REPRODUCTION ET DE DIFFUSION RESERVES © AJLT 2005-2009