| DERASHA de Rahaël Levy à l'occasion de sa Bar Mitzvah : 8 juillet 2006
La parasha « Balak » dont je viens de vous lire quelques versets traite de la puissance et en même temps du caractère solitaire du peuple d'Israël. Par ce verset, Bileam veut démontrer à Balak, ennemi juré d 'Israël, qu'il se donne inutilement du mal, car il ne pourra vaincre Israël. Pour conforter cette analyse Bileam fait appel a l'histoire du peuple juif, à sa genèse. Rachi, contemporain de la première croisade, fait apparaître ce qui dans l'existence des juifs dérange les nations. C'est notre différence, consistant à ne pas nous effacer ni à nous fondre parmi les autres. « Ce peuple, il vit solitaire, il ne se confondra pas avec les nations » . Bileam a bien compris qu'aussi longtemps qu'Israël s'appliquera à réaliser le principe de : « Si vous conduisez selon mes lois, alors je ferai régner la paix dans ce pays, de sorte que rien ne pourra lui arriver, aucun de ses ennemis ne pourra triompher de lui . » C'est ce que voulait souligner Bileam en tentant de démontrer à Balak que le secret de la survie d'Israël se trouve dans les promesses faîtes aux patriarches. Selon toujours Rachi, quand Israël est dans la joie, les autres peuples lui disputent cette joie et ne tiennent pas trop qu'Israël puisse goûter un peu de repos et de calme mais ils préfèrent le plaindre quand il est en difficulté comme ce fût le cas tout au long de ces derniers siècles. Sans rien perdre de son originalité, Israël a toujours pris part aux combats des autres peuples, pour la défense de leurs libertés et en général celle de la dignité humaine. On peut donc admettre que Balak, personnage central de notre paracha fut le précurseur des antisémites de tous les temps, y compris ceux qui de nos jours, tentent de voiler leurs propos dans des formes plus hypocrites. On peut penser ici au comédien Dieudonne ou à Youssuf Fofana assassin de Ilan Halimi. Aujourd'hui, je me suis présenté devant vous pour un engagement important celui de mon appartenance au peuple juif. - J'honore la mémoire de mon grand-père Salomon Levy, Bien affectueusement Raphaël.
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