Offices de Chabbat le vendredi à 19H et Samedi à 10H.
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Synagogue de la rue du Colonel Driant

Deracha

DERASHA de Schmuel Espitalier à l'occasion de son accueil à la Torah :
Le 30 janvier 2010

Commentaire de la Paracha Bechala'h

Bechala'h est le récit de la sortie d'Egypte mais pas uniquement. Lorsque nous lisons cette parasha, nous pouvons nous apercevoir que les enfants d'Israël suivent Moïse comme un enfant suit sa mère. Pour devenir le Peuple Juif, les enfants d'Israël vont devoir gagner leur liberté avant d'acquérir plus tard la Torah. Ils vont devoir apprendre cette liberté.
Du temps de la sortie d'Egypte, Israël n'était pas préparé à affronter la réalité de la vie. Pour éviter qu'il ne se ravise à la vue de la guerre dans le pays des Philistins, il va passer par le désert et forcément par la mer des joncs.
Dans cette étape il y a deux enjeux :
– le premier est de démontrer qu'il y a une justice. En aidant Israël à sortir d'Egypte, donc à s'affranchir des Egyptiens, et en écrasant l'armée de Pharaon, Dieu démontre que ce n'est pas toujours le plus fort qui gagne, c'est surtout le plus juste.
– Le deuxième est inhérent au premier. En reconnaissant qu'il y a une justice, les enfants d'Israël connaitront leur mission spécifique, celle d'établir la justice en ce monde.
Par ailleurs, en chantant le Cantique de la Mer, ils proclament leur reconnaissance devant le miracle de leur délivrance, je cite « Il est ma force et ma gloire. L'Eternel ! Je lui dois mon salut. Voilà mon Dieu. Je lui rends hommage : le Dieu de mon père, et je le glorifie » (Ex. 15 : 2). Cet acte de reconnaissance est orienté vers Dieu.
Par ce cantique, les bné Israël commencent à lui faire confiance. Nous pouvons remarquer que Myriam a son propre rôle, elle reprend le cantique. Cela signifie que les femmes, tout comme les hommes, seront responsables de leur destinée. Les uns comme les autres pourront être acteurs ou spectateurs de leur propre existence, c'est le libre arbitre.
Lorsque les bné Israël vont se retrouver dans le désert et qu'ils vont vociférer contre Moïse à cause du manque d'eau potable, Moïse va prier Dieu pour trouver une solution au problème de l'eau amère, et Il va lui donner une loi relative à la confiance : « Si tu écoutes la voix de l'Eternel ton Dieu ; si tu t'appliques à lui plaire ; si tu es docile à ses préceptes et fidèle à toutes ses lois, aucune des plaies dont j'ai frappé l'Egypte ne t'atteindra, car moi, l'Eternel, je te préserverai » (Ex. 16 : 26).
Il y a donc un échange et la monnaie d'échange est la confiance. Si les bné Israël ont confiance en leur Dieu, s'ils le suivent, alors il ne peut rien leur arriver de mal.
L'épisode de la manne tombant du ciel sera un nouvel élément dans la vie d'Israël, élément qui touchera notamment le souvenir. Par cet événement, Dieu va faire comprendre à Israël que le problème de l'existence matérielle ne peut être résolu par des solutions uniquement matérielles. Cette manne qui tombe tous les jours, une portion par jour, sauf le vendredi où ils reçoivent deux portions, amène un élément nouveau : le Chabbat, comme moyen de se sanctifier. En recevant une double portion le vendredi, Dieu établit clairement qu'aucun travail, permettant de subsister, ne sera fait. Ce sera un jour détaché des considérations matérielles, et où ils pourront affirmer leur attachement à Dieu notamment en souvenir de la sortie d'Egypte. Ce sera un jour de liberté.
Enfin, dans la dernière partie de la Parasha Bechala'h, le combat de Josué contre Amalek amène Israël à comprendre que son rôle est de lutter pour Dieu, contre la loi de la force et des armes que représente Amalek, en tout lieu et en tout temps pour sauvegarder la Justice, la Paix et la Liberté des Hommes. C'est en comprenant tout cela, qu'après le don de la Torah au Sinaï, les enfants d'Israël pourront grandir, affronter la réalité du monde, et devenir un peuple, mon Peuple : le Peuple Juif.

Shmuel Ben Abraham

Je tiens à remercier ma famille, ma belle-famille et mes amis présents et absents de m'accepter tel que je suis, je tiens à remercier mes maîtres, le Rabbin Michel Liebermann, Jean Abécassis, Patrick Laskar, Boaz Gasto, Nadine Zimermann et Ruth Levy pour leurs enseignements et leur énergie.
Je tiens aussi à remercier Sarah Liebermann et Nadine Zimermann qui ont été les premières à m'accueillir, ainsi que toute la communauté et en particulier Corinne et Bruno Bouccara, Fabienne et Jean-Marc Moraly, Yashar Movassaghian, Harry Tavlaridis, Dominique Ducros, Agnès et Claude Caséro-Naoun, Boaz et Françoise Gasto, Nadine Zimermann, Annie et Claude Illouz, Félix et Magui Amsellem, Sandrine et Patrick Laskar, la famille Amalric-Zermati, Rabbi Michel et Sarah Liebermann, Alexandre Lellouche, Jacques Bismuth, Annick Veron et Jean-Louis Lévy, pour votre amitié, votre gentillesse et pour le très beau cadeau que vous m'avez fait : le tallit et les tefilines qui constituent un lien éternel avec vous.

Encore merci pour ce jour magnifique.


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